Contrats et licenciements
Consignation écrite des détails de l'emploi
Conformément à la loi du 7 octobre 2022 transposant partiellement la directive européenne 2019/1152 relative à la transparence et à la prévisibilité des conditions de travail, tout employeur doit communiquer par écrit à ses employés les conditions principales de leur relation de travail. Ces informations sont fournies et transmises sur papier ou par voie électronique, à condition qu’elles soient accessibles aux employés et qu’elles puissent être stockées et imprimées. L’employeur doit également conserver la preuve de la transmission et de la réception desdites informations.
La législation prévoit une liste exhaustive d’informations qui doivent être fournies aux travailleurs avant le début de la relation de travail ou dans un délai maximum de sept jours à compter du début de l’emploi. La voici résumée:
- L’identité des parties au contrat de travail;
- Le lieu de travail et le siège social de l’entreprise ou l’adresse de résidence de l’employeur ;
- Le titre, le poste, la nature ou la catégorie du travail de l’employé ou une brève description du poste ;
- La date de début du contrat de travail ;
- La durée prévue du contrat de travail ou sa résiliation (pour les contrats à durée déterminée) ;
- L’identité des entreprises utilisatrices, lorsqu’elle est connue et dès qu’elle l’est (pour les travailleurs intérimaires);
- La durée et les conditions de la période probatoire (le cas échéant);
- La rémunération, y compris le salaire de base initial, tout autre élément constitutif, le cas échéant, indiqué séparément, ainsi que la fréquence et le mode de paiement de la rémunération à laquelle l’employé a droit;
- Si le rythme de travail est totalement ou en grande partie prévisible, la durée de la journée ou de la semaine de travail normale de l’employé et toutes les dispositions relatives aux heures supplémentaires et à leur rémunération et, le cas échéant, toutes les dispositions relatives aux changements d’équipes;
- si le rythme de travail est totalement ou en grande partie imprévisible, l’employeur doit informer les travailleurs de ce qui suit:
- le principe selon lequel l’horaire de travail est variable, le nombre d’heures rémunérées garanties et la rémunération du travail effectué en plus de ces heures garanties ;
- les heures et les jours de référence pendant lesquels l’employé peut être amené à travailler ;
- le délai de préavis minimum auquel l’employé a droit avant le début d’une mission (sept jours ouvrables);
- Les droits à la formation, le cas échéant;
- La durée des congés payés auxquels l’employé a droit ou, si cela ne peut être indiqué lors de la communication de l’information, les procédures d’attribution et de détermination de ces congés;
- La procédure de résiliation de la relation de travail (durée des délais de préavis ou méthode de détermination de ces délais de préavis);
- lorsqu’elle relève de la responsabilité de l’employeur, l’identité des organismes de protection sociale qui reçoivent les cotisations sociales liées à la relation de travail et toute forme de protection sociale fournie par l’employeur ; et
- toute convention collective régissant les conditions de travail de l’employé ou, en ce qui concerne les conventions collectives conclues en dehors de l’entreprise par des organes ou des institutions paritaires spéciaux, le nom des organes ou institutions au sein desquels les conventions ont été conclues.
Contrats à durée déterminée
Le droit belge du travail autorise l’embauche de travailleurs en contrat à durée déterminée pour des tâches de nature permanente. Si les parties continuent à travailler au-delà de la durée déterminée par le contrat et ceci sans le renouveler; on considère alors que les deux parties sont censées avoir conclu un contrat à durée indéterminée. Si les parties concluent des contrats à durée déterminée successifs, ceux-ci seront considérés comme des contrats à durée indéterminée, à moins que l’employeur justifie ces contrats soit par la nature du travail ou pour d’autres raisons légitimes.
La durée maximum d’un contrat à durée déterminée simple (incluant quatre renouvellements successifs) est de 2 années tandis que la durée minimum de chaque de ces contrats est de 3 moins. Cette durée peut être étendue à trois ans si la durée minimum de chacun de ces contrats est d’au moins 6 mois mais à la condition d’avoir une autorisation.
Un contrat de travail à durée déterminée peut être résilié par notification prématurée avant l'expiration du terme. Cela peut être fait particulièrement au cours de la première moitié de la durée convenue du contrat de travail, mais seulement dans un délai ne dépassant pas six mois, tout en respectant le délai légal de préavis prévu, en principe, par la loi pour les contrats de travail à durée indéterminée. En cas de contrats de travail à durée déterminée successifs justifiés, la possibilité de résiliation prématurée s’applique uniquement au premier contrat de travail. Dans le secteur privé où, l'emploi se termine par la résiliation du contrat, les employés doivent être informés des raisons pour lesquelles il / elle a été licencié. Le travailleur qui souhaite connaître les motifs concrets qui ont conduit à son licenciement adresse sa demande à l’employeur par lettre recommandée dans un délai de deux mois après que le contrat de travail a pris fin. Pour plus d'informations sur la résiliation par préavis, voir la période de préavis ci-dessous.
La loi sur le travail faisable et maniable introduit un nouvel Article 8_ter _dans la loi sur le Travail Intérimaire qui permet pour une entreprise intérimaire de conclure avec un intérimaire un contrat de travail intérimaire pour une durée indéterminée en vue de mettre en place un groupe de travailleurs pouvant être appelés à travailler lorsqu’une possibilité d’emploi se présente. Ceci procure plus de sécurité aux travailleurs intérimaires, étant donné qu’entre deux missions intérimaires, ils demeurent sous contrat et constituent donc des droits.
Un employé ayant travaillé pendant au moins six mois et dont la période d’essai est terminée peut demander à travailler dans des conditions plus prévisibles et plus sûres, à condition que de telles formes d’emploi soient disponibles. Cet employé est en droit de recevoir une réponse écrite et justifiée de la part de l’employeur.
Source : Art 10-11 du 3 juillet 1978 — Loi relative aux contrats de travail, Moniteur Belge 31 Décembre 2013, Convention Collective de Travail N° 109 du 12 Février 2014 concernant la motivation du licenciement; §32 de la loi du 5 mars 2017 relative au travail faisable et gérable; Loi du 7 octobre 2022 transposant partiellement la directive européenne 2019/1152
Période de probation
La période de probation permet à l’employeur d’évaluer les compétences de l’employé dans son travail, particulièrement compte tenu de son expérience passée, et cela permet à l’employé de comprendre si le nouveau travail lui convient. Un contrat de travail peut contenir une clause d’essai qui doit être clairement indiqué par écrit. Si une clause concernant la période d’essai n’a pas été incluse dans le contrat écrit au début de l’emploi, il n’y aura pas de période d’essai et le travailleur sera immédiatement engagé sous un contrat à durée indéterminée. La durée de la période d’essai peut varier entre sept et 14 jours pour les travailleurs (exécutant principalement des tâches manuelles). La période d’essai peut être prolongée de 7 jours pour répondre à la suspension du contrat de travail (pour cause de maladie, d’accident ou de congés annuels), mais la durée totale de la période d’essai ne peut jamais excéder 21 jours (14 jours de période initiale d’extension + sept jours). Si la clause d’essai dans le contrat de travail précise qu’il y aura une période de probation, mais ne fixe pas la durée, la période d’essai est toujours réduite à la période minimale, soit sept jours. Quant aux employés (effectuant principalement des tâches intellectuelles), la durée de la période d’essai peut varier entre un mois et six (ou douze) mois, en fonction de la rémunération annuelle de l’employé. Cependant, dans la loi nouvellement unifiée pour les employés et les ouvriers, la période probatoire/d’essai a été abolie sauf dans un nombre très limité de cas, comme le travail de l’élève ou le travail intérimaire dans lequel la période d’essai a été limitée à 3 jours ouvrables.
Bien que la période d’essai générale ait été supprimée depuis le 1er janvier 2014, elle reste applicable dans les contrats de travail des étudiants, les contrats régis par la loi du 24 juillet 1987 relative au travail intérimaire et le placement de travailleurs par l’intermédiaire d’agences d’intérim. En vertu de la loi du 7 octobre 2022, lorsqu’un employé occupe la même fonction par le biais de contrats de travail pour l’exécution de contrats de travail temporaires successifs ou de contrats de travail étudiants successifs, les périodes probatoires successives sont interdites.
Sources: Art 48-49 & 66-67 of 3 JUILLET 1978-Loi relative aux contrats de travail; Loi du 7 octobre 2022 transposant partiellement la directive européenne 2019/1152
Réglementations relatives à la sécurité de l'emploi
- 30 MARS 1967. - Arrêté royal déterminant les modalités générales d'exécution des lois relatives aux vacances annuelles des travailleurs salariés / 30 maart 1967, Koninklijk Besluit betreffende de algemene modaliteiten ter bij toepassing van de wet, met betrekking tot jaarlijkse vakantie van betaalde werknemers / Royal Decree Of 30 March 1967 Determining The General Rules Of Enforcement Of Laws To Annual Vacation Of Employees
- Loi sur le travail, 1971 / Arbeidswet 1971 / 16 March 1971 - Labour Act